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« Veiller sur mes parents », l’offre de proximité de La Poste est disponible à partir d’aujourd’hui dans tous les bureaux de poste.

Des journées, des semaines, sans une seule visite ? La peur de l’accident ou de la maladie alors qu’on est seul et éloigné de tout contact ? L’inquiétude des enfants, domiciliés à l’autre bout du pays qui ne parviennent pas toujours à joindre leur parent ? C’est pour en finir avec cela que La Poste vient de lancer ce tout nouveau service. Chronique d’un succès annoncé…

Lorsque les sacoches des facteurs se sont brutalement allégées et que leur utilité même a été remise en cause, La Poste n’a pas fait le choix d’un dégraissage massif des effectifs. Elle a concentré tous ses efforts sur les missions nouvelles que les facteurs pourraient accomplir afin de pouvoir « rentabiliser » davantage les tournées. L’un des premiers constats à s’imposer était la grande confiance établie au fil des décennies entre facteurs et citoyens et c’est cette confiance que les promoteurs du programme « Veiller sur mes parents » ont voulu valoriser en s’intéressant aux publics les plus fragiles, en l’occurence, les personnes âgées isolées. Une fois encore « comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? » C’est en tous cas ce qu’on pourrait se dire tant le service parait évident : d’un côté, des facteurs qui passent plusieurs fois par semaine (et potentiellement 6 jours sur 7) dans tous les foyers, qui connaissent bien leur clients et sont désormais équipés de smartphones rendant la communication particulièrement simple et rapide. De l’autre côté, des seniors souvent éloignés de leur famille, plus ou moins dépendants et en tous les cas, assez isolés pour que le moindre problème de santé soit susceptible d’avoir des conséquences sérieuses. Il suffisait de rapprocher les deux constats pour imaginer ce nouveau service !

« Veiller sur mes parents » comment ça marche ?

La traduction concrète du dispositif tient en 3 formules proposant respectivement 1, 2 ou 6 visites par semaine. Chaque visite dure une dizaine de minutes et outre le plaisir de la discussion, permet au facteur de constater que la personne est en bonne santé, n’a pas de besoin particulier… Bref, que tout va bien ! Un constat qu’il adresse dans la foulée et via son smartphone à l’entourage familial. Pas de grand rapport circonstancié, mais juste quelques lignes pour indiquer le passage et rassurer les proches ou bien, au contraire, leur indiquer tel ou tel problème. C’est à la fois peu et… énorme, car la principale inquiétude pour des enfants éloignés est bien « de ne pas savoir ce qui se passe » et du coup, d’intervenir trop tard.

Un vrai service, à un tarif raisonné.

Côté tarifs, le service est facturé 35,90 € pour la première formule (1 visite par semaine), 55 € pour la seconde et 134,90€ pour la troisième. Un tarif qu’il convient pourtant de relativiser puisque il permet une réduction d’impôt de 50% du tarif, ce qui le rend de fait tout à fait accessible. « Veiller sur mes parents » est accessible à partir d’aujourd’hui. Il est désormais commercialisé sur Internet ainsi que dans tous les bureaux de poste. A ce jour, ce sont 40 000 facteurs qui ont été formés à cette mission et petit à petit, tous vont l’être pour pouvoir faire face à une demande dont on s’attend à ce qu’elle soit importante et qui rentre parfaitement dans la logique d’une « silver économie » en plein développement. D’autres projets sont d’ores et déjà sur la table, dont le portage de repas à domicile, mais dans tous les cas de figure, le parti-pris affiché par La Poste est de ne jamais créer une concurrence à des organismes ou des associations déjà existants, mais bien au contraire, d’apporter son appui pour que le maintient à domicile se pérennise et soit l’objets d’offres plus complètes encore.